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jeudi 20 décembre 2012

Batman Noël : voir Gotham sous la neige et mourir


Urban Comics et Batman n'ont que faire des conventions et nous offrent un cadeau de Noël en avance qu'il serait déraisonnable de refuser.

Froide beauté

Quand Lee Bermejo se réapproprie le mythique (et surexploité) Conte de Noël de Charles Dickens et l'adapte à la sauce Batman, les yeux des lecteurs sont à la fête.


Lee Bermejo, pour ceux qui ne le connaitraient pas, c'est un des plus beaux coups de crayon de l'univers Comics, avec son rendu proche de la peinture mais sans rien sacrifier au dynamisme. L'autre point fort de l'artiste, c'est de faire ressortir l'aspect le plus "humain", le plus réaliste des personnages emblématiques des comics. Il signa ainsi avec Brian Azzarello (100 Bullets, aussi chez Urban Comics) deux histoires sur le Joker et sur Lex Luthor s'attardant sur la psyché des personnages et leur relation ambigüe avec leurs antagonistes héroïques respectifs (Batman et Superman pour ceux qui ne suivent pas).


















"Joyeux" Noël

Sur Batman : Noël, notre dessinateur se la joue aussi scénariste et transforme l'essai avec brio, Batman Noël est un vrai moment de bonheur pour le lecteur. Bermejo évite le piège de la parodie facile du conte de Dickens. Certes, Batman se retrouve à la place d'Ebenezer Scrooge, le grippe-sou sans cœur qui pourrit les fêtes de Noël de tout le monde et passera par l'épreuve introspective des fantômes (passé, présent, futur). Mais ici, l'auteur prend plutôt le parti de nous montrer un Batman qui titube encore une fois sur la corde raide de la morale dans son combat contre le crime...

L'âme de Bruce Wayne a-t-elle été définitivement entachée par la saleté de Gotham ou la magie de Noël lui fera-t-il retrouver le droit chemin ? A vous de le découvrir dans cet indispensable de fin d'année. 

Titre : Batman :Noël
Dessinateur et Auteur : Lee Bermejo
Editeur : Urban Comics 
Format : 185 x 282mm
Pages : 112 pages
Prix : 14 € 
Date de sortie : Le 16/11/12 (disponible dans toutes les bonnes crèmeries)


Allez je vous laisse sur un petit chant de Noël de rigueur :



Les mangas à lire le 21/12/12 (et même après) pour vous mettre dans l'ambiance

Entasser des tonnes de vivres dans un bunker family-size, s'entrainer au tir avec des ex forces spéciales bosniaques, apprendre à faire du compost avec son caca pour alimenter son générateur personnel...Vous savez à peu près tout ce qu'il faut faire pour survivre à un scénario de fin du monde, sauf une chose : Que devez-vous lire pendant ces heures sombres ?

Heureusement, Nekofurioso garde la tête froide et vous balance à la veille de la fatidique échéance, sa liste de mangas bien anxiogènes à lire le 21/12/12.

Le Berceau des esprits


Sanbe Kei n'aime pas les adolescents, nous le devinions en lisant L'île de Hozuki, son précédant titre mettant en scène les pensionnaires d'une sorte de pension pour enfants "inadaptés socialement". Coincés sur l'île et sans moyens de communication, les pauvres bambins (dont une petite aveugle) vont passer par une série d'évènements aussi éprouvants physiquement que psychologiquement jusqu'à un dénouement assez "inattendu".
Dans Le berceau des esprits on prend la même recette d'ados pris au piège dans un lieu hostile, mais avec une dimension encore plus oppressante flirtant avec le surnaturel  mais aussi bien plus sanglante...

Ici, le lecteur est tout de suite précipité dans l'action sans autres formes de procès et découvre une classe de lycéens coincée dans l'épave d'un bateau de croisière en train de couler lentement mais sûrement.
 Il y a mieux comme sortie scolaire hein ? Et comme si ce sale plan ne suffisait pas, nos héros pré-pubères se font courser par un psychopathe muni d'une hache et doté d'une force surhumaine. Haha, vous vous dites que ça commence à sentir le sapin là ? Attendez ce n'est pas fini, au cas où les personnages auraient eu une chance de s'en sortir, l'auteur a décidé qu'une épidémie zombie se répandrait parmi les autres survivants de l'épave.
Ah et j'oubliais, comme dans toute situation bien désespérée, les instincts les plus bas des personnages ressortent, plombant bien leur capacité à collaborer pour s'en sortir, le danger vient aussi de ceux qui partagent votre galère...

Belles bases donc pour ce huis-clos suffocant à ne pas mettre entre toutes les mains mais à conseiller vivement aux amateurs d'horreur et de lutte pour la survie, d'autant plus que le trait et l'encrage de sanbe Kei donnent une dimension supplémentaire au drame qui se déroule. Les proies ont souvent des courbes généreuses et malgré leurs traits juvéniles n'hésitent souvent pas à faire des choix moraux bien dégueulasses pour survire. Les prédateurs, "hommes" ou zombies, ont eux des têtes de psychopathes à vous glacer le sang.



Hips don't lie.

La note de Nekofurioso : Sanbe Kei est un dessinateur que je suis depuis la publication de Testarotho chez Soleil il y a un peu plus de 8 ans. A cette époque déjà il essayait de faire poindre une dimension érotico-horrifique dans ses récits pour des résultats parfois un peu bancals. Depuis qu'il assume pleinement ses penchants glauques, la sauce prend bien mieux, L'île de Hozuki était vraiment sympa et Le berceau des esprits commence sur les chapeaux de roues.
-Une série terminée en 6 tomes au Japon. 5 tomes publiés chez  Ki-oon en France.

I am a Hero


"I am a hero !" tel est le cri de motivation d'Hideo Suzuki, un mangaka loser qui, suite à l'arrêt prématuré de sa série, se retrouve à devenir l'assistant d'un dessinateur de manga érotique. Loser, le terme définit bien notre "héros". Il semble stagner dans sa profession et ses projets sont rejetés les uns après les autres pour cause de personnages principaux trop plats, sa copine ne jure que par son ex (un mangaka bien célèbre, lui). comble du comble, Hideo Suzuki est sujet à des hallucinations et dialogue avec un ami imaginaire pour mieux supporter son quotidien. Ya de quoi bader hein ?
Notre héros tente de garder la pêche envers et contre tout

D'ailleurs vous aussi vous risquez de bader, parce que pour entrer dans l'intrigue de "I am a Hero", vous allez devoir vous engloutir un tome entier où la contamination n'opérera qu'en toile de fond, presque imperceptible, rampante et insidieuse. Ce premier tome s'attarde plus sur le personnage principal pour bien faire comprendre sa psyché au lecteur, l'auteur nous décrit ainsi son quotidien dans ses moindres détails jusqu'à l'explosion de l'épidémie. Ce choix narratif peut déstabiliser, d'autant plus que tout le monde n'a pas forcément envie d'assister à un "vis ma vie de mangaka raté".

Soit vous serez rebutés, soit vous serez pris d'empathie pour ce personnage si vulnérable laissé sur le côté de la route du succès. Un héros ordinaire que rien ne prédestinai à endosser le rôle de survivant en somme. Et c'est cela qui m'a conquis dès les premiers chapitres où on accompagne Hideo Suzuki dans les rares lieux qu'il fréquente lorsqu'il sort de son minuscule appartement : l'atelier de dessin du mangaka qu'il assiste et l'appartement de sa copine. Dans chacun des deux, il est à chaque fois ramené à sa triste réalité dès qu'il a l'impression d'être quelqu'un : sa copine, par exemple, lui rappelle que son ex est, lui, un vrai mangaka et qu'il devrait prendre exemple sur ses travaux.
C'est donc presque avec satisfaction qu'on assiste au début de l'épidémie en se disant qu'elle constitue plus une chance pour notre héros de se sortir de ce quotidien morne et déprimant pour le propulser dans une aventure survivaliste bien prenante et angoissante.

Toi, tu vas moins la ramener bientôt...
La note de Nekofurioso : Ceux qui me connaissent un peu savent que j'accorde une grande attention aux dessins quand je lis une BD. Je devrais donc normalement disqualifier d'office "I am a Hero" tant ses dessins sont "bissextiles". En effet, kengo Hanazawa a un coup de crayon très particulier, forçant les traits des personnages pour leur donner des physiques difformes et des gueules improbables : yeux exorbités, bouches immenses...Un cauchemar pour les amateurs d'anatomie qui a, pour ma part, renforcé mon sentiment d'horreur mais ne m'a pas dissuadé de me plonger dans cette lecture de qualité.
-Une série en cours : 10 tomes parus au Japon, 6 en France chez Kana.

Sanctum


Rendons à César ce qui est à César, l'Apocalypse est à la base un livre biblique décrivant les derniers temps du monde tel que l'espèce humaine l'a toujours connu et l'avènement du Royaume de Dieu. Sanctum justement nous propose de découvrir une autre lecture de la Bible en dévoilant des pans (plus ou moins inventés) obscurs de l'histoire du Christianisme.

Luna Hazuki, une petite fille japonaise, se retrouve à réaliser un pacte avec une entité surnaturelle pour faire revivre sa famille décédée dans un accident de la route. Son petit "contrat" signé, Luna reprend le cours de sa vie de la plus flex des manières et nous la retrouvons 7 ans plus tard à poursuivre ses études aux USA avec un de ses amis d'enfance secrètement amoureux d'elle (oups j'ai vendu la mèche). Les différents récits de pactes avec des puissances surnaturelles l'ont montré : le problème lorsqu'on passe un deal avec des forces occultes, c'est que les caractères en tout petit sont souvent bien vachards et on se retrouve à perdre beaucoup plus qu'on a gagné.
Luna devenue une belle adolescente reperdra donc toute sa famille dans des circonstances dignes de "Destination Finale" et devra en plus fournir des sacrifices à l'entité avec laquelle elle avait signé son pacte...
C'est à ce tournant bien glauque de la vie de notre héroïne que le Vatican et une branche oubliée et persécutée du Christianisme prennent connaissance de son existence et décide de partir à sa recherche. Les premiers, dans le but de l'éliminer pour empêcher l'Apocalypse, les seconds pour l'ériger en incarnation de Dieu sur terre et ramener leur religion sur le devant de la "Cène".

Un joli minois est souvent à l'origine de la perte de l'Homme
Guerre de religions, complots politiques, action survoltée, prêtres armés jusqu'aux dents et plastiques de rêve accompagneront le lecteur tout au long des 5 tomes scénarisés par Masao Yajima et dessinés par Boichi l'auteur de Sun Ken Rock. Je ne sais pas si c'est parce qu'il n'avait pas à penser au scénario mais le dessinateur coréen s'est vraiment éclaté dans cette série, son trait atteint ici son paroxysme au niveau des détails des visages et des décors, c'est simple, chaque page est un vrai régal pour les yeux,. Une œuvre qui ne sacrifie pas son aspect visuel à la profondeur de son scénario à ne louper sous aucun prétexte !

La note de Nekofurioso : L’œuvre s'achevant en 5 tomes, l'histoire a le mérite de ne pas souffrir de décompressions à rallonge. L'intrigue avance à un rythme rapide (parfois trop?) qui ne vous fera pas vous ennuyer un seul instant et vous aurez parfois l'impression de vous retrouver dans un manège à sensation bien remuant. Un must pour les amateurs de bonnes histoires bien tordues et de dessins somptueux avec une petite ambiance à la Hellsing bien sentie.
-Une série achevée au Japon et en France (Glénat) en 5 tomes.

Voili voilou, bonne lecture à vous, pour les angevins qui le souhaitent, on se voit au magasin Planète Loisirs ce Samedi 22/12/12 pour en parler...si vous êtes encore en vie...



jeudi 13 décembre 2012

Batman The Dark Knight Returns : No country for old men

  Le vieil auteur : Frank Miller

" Dès qu'on sort dans la rue, à la vue des gens, "extermination" est le premier mot qui vient à l'esprit " Cioran

Anarchiste révolutionnaire, passionné d'armes à feu, néo conservateur gâteux…nombreuses sont les folles rumeurs à courir autour de l'auteur et dessinateur Frank Miller (et ce n'est pas sa dernière œuvre "Holly Terror" qui cessera de faire couler l'encre). Ce qu'on ne pourra jamais lui reprocher en revanche, c'est de ne pas fixer un début et une fin à ses récits. En effet, si certains auteurs, après avoir défini les contours d'un personnages, l'abandonnent et lèguent la tâche à autrui, Frank, lui aime achever ses chantiers. Ok, ce n'est pas lui le créateur de Batman, ok, il n'a introduit aucun des personnages clés de la saga -quoique, James Gordon Junior a pris de l'importance depuis le run de Scott Snyder (voir "Batman : sombre reflet")- Mais il est celui qui a le mieux fixé les origines du personnage dans la mythologie DC Comics avec son "Batman : Year One" en 1987. Quoi de plus logique, puisqu'un an auparavant, il avait dévoilé au monde les "derniers instants" de la carrière de Batman dans "The Dark Knight Returns". Eh oui, il n'y a pas que Georges Lucas qui raconte la fin d'une histoire avant ses origines, sauf que dans le cas de Frank Miller, c'est totalement maitrisé. En s'appropriant le personnage créé par Bob Kane et Bill Finger, notre auteur a réussi à poser sa marque de fabrique sur la ville de Gotham : Sombre, désabusée, croulant sous la corruption et l'inaction des élus et hommes de loi, une ville où le faible et l'innocent sont à la merci des brutes et broyés par le système…sa vision de la société américaine en somme.

Le vieux héros Bruce Wayne/Batman




"La garde meurt mais ne se rend pas ! " Pierre Cambronne

 Oui, il ne faut pas aborder les Batman de Frank Miller comme des œuvres traitant de super héros, si on devait les comparer à une autre œuvre, ce serait "Dirty Harry" ou "Gran Torino", des films où Clint Eastwood campe un "vrai américain" désillusionné par la tournure que prend son pays. Car oui, il est question de désillusion dans The Dark Knight Returns, avec un Bruce Wayne grisonnant et usé qui, malgré son envie de raccrocher les gants, ressort sa cape de vigilante pour essayer de sauver Gotham City d'elle-même.


Fini le Batman se déplaçant de toits en toits sans sourciller, notre héros accuse le poids des années et les séquelles de sa longue lutte contre le crime et il tente de se convaincre que son temps est révolu. L'homme a pris des rides mais pas sa rage de voir sa ville débarrassée des démons qui lui ont coûté ses parents. Et si la situation est encore pire que lorsqu'il a endossé son costume pour la première fois, une partie de son être lui intime l'ordre de ne pas capituler et de se battre encore une fois, des années après une retraite forcée suite à la mort de Jason Todd, le second Robin.

Frank Miller devançait ainsi l'évènement tragique de l'arc "Death in the Familly" qui paraitra 3 ans plus tard en se demandant ce qu'il adviendrait de la volonté du chevalier noir si on lui ôtait un autre être cher. Une question abordée avec humanité et réalisme dans cet ouvrage réédité pour notre plus grand bonheur par Urban Comics.

Chauve-souris gâteuse, lecteurs gâtés 

En effet, cette nouvelle édition, outre la qualité de son papier et du traitement de ses couleurs, dispose d'une trentaine de pages de bonus avec de nombreux croquis préparatoires, couvertures etc. Cerise sur le gâteau, les premiers acheteurs repartiront avec le DVD et le Blu-Ray de la première partie de l'adaptation animée de "The Dark Knight Returns" sans débourser un centime de plus.

Et si l'anime est bien plus édulcoré que l'œuvre originale, sa réalisation est de qualité et on retrouve l'ambiance crépusculaire du titre. Seul bémol, le média animé sacrifie les introspections de Bruce Wayne, coupant le spectateur des doutes et tourments intérieurs de ce héros si humain au final. Après Batman : Year One, Justice League : La tour de Babel et Batman : Arkham City, la branche comics de Dargaud prouve qu'elle est bien décidée à gâter ses lecteurs en leur offrant à chaque grande sortie, un supplément de qualité (adaptation animée, jeu vidéo et qui sait, peut-être bientôt copie digitalisée ou bande son pour accompagner la lecture ?). Urban Comics et son directeur éditorial François Hercouët transforment encore une fois l'essai avec une offre que vous ne sauriez refuser. Un must have !


Titre : Batman : The Dark Knight Returns - Comics + combo Blu-ray/DVD 
Dessinateur et Auteur : Frank Miller - Encreur : Klaus Janson 
Editeur : Urban Comics 
Format : 185x282mm 
Pages : 240 
Prix : 28€ 
Date de sortie : Le 16/11/12 (disponible dans toutes les bonnes crèmeries)


vendredi 7 décembre 2012

Nekofurioso fait peau neuve : petit sondage des familles !

Bim Badabim Bim Badaboum elles sont cools !
Je change de bannière et je vous laisse choisir entre les diverses tentatives son rendu final.
Le pouvoir entre vos mains:
Votez N&B pour la bannière en noir et blanc.
 Votez Aquarelle pour la bannière à effets aquarelle.
 Votez Grain pour la bannière avec du grain (mais pas trop parce que c'est le mal).
 Votez Classique pour la colo de base.
 Votez Épurée pour la bannière épurée un peu 70's.
Votez Silhouette pour la bannière en mode silhouette.
Voilà, à vous de jouer, vous avez jusqu'à demain après-midi (le 08/12/12) pour voter. Zoubis bye.

En bonus, la version de base et un son qui colle bien avec l'esprit foufou de liberté  du dessin.
Voilà, à vous de jouer, vous avez jusqu'à demain (le 08/12/12) à 19h pour voter. Zoubis bye.<



mercredi 5 décembre 2012

Qui veut claquer 6 millions ? (La vérité vraie sur l'affaire DSK...ou pas.)

















Cette histoire est une fiction dénuée de malice ou de taquinerie opportuniste autour du verdict prochain d'une affaire de mœurs sordide.
Toute ressemblance avec des faits ayant eu lieu dans une suite du Sofitel (au hasard la 2806) et impliquant un certain DSK et une dénommée Nafissatou Diallo ne serait que pure et fortuite coïncidence.

Allez, je vous laisse sur un son qui a bercé mon enfance...toujours sans aucune malice.

Si ça vous plait, n'hésitez à partager, ça pourrait me permettre de trouver du boulot un jour.